Les nouvelles

08 avril 2009

per sempre

even the italian are Coming so what???
stories
stories
help me to........
just help me to.......
cut a nose, cut a head
cut a throat
cut a vein
everything is here
everything is all right
everything is light
when i am the ........
KING OF THE SHADOW
OF THE CROP
OF THE meadows
when i am the shit
when the thing is falling.
EVERYTHING IS DOPE EVERYTHING IS NIGHT
IT IS A STATE OF MIND;;;;;;;;;
you may already got it.......


Chaos commando

waiting for you all...

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20 janvier 2009

Original?

Moi aussi je voudrais me battre pour une cause. Avoir de grands projets pour l'humanité. Faire de grandes choses pour les hommes. Mais combien de temps avant qu'une telle entreprise ne soit corrompu? Je peux être sur des buts que je cherche à atteindre, des changements que je veux enclencher. Cependant comment être sûr que je resterai fidèle à la nature louable des moyens mis en place à l'origine. Je ne peux garantir l'évolution de mes penchants, de mes désirs, de mes idéaux. Même si une telle assurance constitue une facilité alléchante.
Et si je reste ce que je suis, toujours fidèle à ma mission; combien de temps avant que d'autre ne pervertisse toute l'entreprise? Traitres.
Alors pour garder le contrôle et maintenir les intérêts à l'échelle humaine pour le bien de celui-ci et de toute l'humanité je me contenterai de petites actions qui jamais n'interesseront les chasseurs d'influence, les hypocrites en costard, les boulémiques du fric, les bouffeurs de bonheur.
Ne jamais se laisser dépasser. Un homme est un homme aucune raison ne doit être plus forte que ca.

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11 octobre 2006

Le bleu, l’anti-bleu.

Prendre le bateau pour traverser cette mer, cette frontière, semblable à un mur. Prendre le bateau pour s'enfuir, pour s'évader, prendre le bateau et voguer comme tant avant nous et comme beaucoup après. Prendre le bateau, prendre le large mettre les voiles, les cheminées. Partir pour mieux revenir, partir pour retourner d'où l'on vien. Partir pour fuir la réalité, partir pour se retrouver, ou retrouver les siens. Partir pour l'aventure et les légendes. Partir pour l'inconnu et pour la peur.
Le ferry tanguait, l'équilibre devenait difficile à trouver. Dehors, la mer était démontée, dans nos têtes trop de vapeur et l'excitation du départ, et dans le ventre encore toute cette bière qui commençait à violement remuer. L'air de la mer dans les narines, nous étions bel et bien en route cette fois. Comme jadis les pirates et tout ces fameux loups de mer nous voguions vers la terre de tout marin, vers l'île des rois du grand bleu. A l'approche des côtes, que l'on distinguait nettement à présent, un autre monde nous apparu. Un monde qui nous demeurait caché de l'autre côté de la mer, un monde qui lui aussi vivait. Nous allions pouvoir en être témoin. Le port n'était plus qu'a quelques milles maintenant et déjà une succession d'étranges sensations faisaient frémir nos sens. Nous allions pénétrer la différence, nous engager dans l'inconnu. C'était à notre tour de faire l'expérience de ce royaume mythique, de ces légendes  qui chez nous bercèrent tant d'enfants durant des années. Le temps était arrivé pour nous de vivre cette réalité.
Apres avoir pénétré dans le port, nous descendîmes du navire sous une chaleur de plomb. Il était maintenant temps pour nous de marcher et d'utiliser un peu ces pieds engourdis par la traversée. Nous nous frayâmes un chemin au travers de rues sombres, au travers des briques rouges, dans cette ville de marin dans ce royaume de la mer.  L'air était empli de sel, de légendes, d'histoires du passé, partout sur notre route des vestiges de cette grandeur maritime, partout des vestiges de tous ces marins qui défièrent les océans.
A première vue tout semblait normal ici, rien à voir avec toutes ces histoires rapportées chez nous. Pas de créatures étranges, rien d'irrationnel, juste une autre langue, juste l'amour de la mer et de ce qui la firent devenir ce qu'elle est.
La vie ici avait la même apparence que chez nous, tout semblait réglé selon les mêmes principes. Les gens semblaient les mêmes, avec leurs préoccupations quotidiennes chacun vacant à ses occupations. Partout les mêmes images et les mêmes personnes. Plus rien d'extraordinaire, plus de mythes, seulement la vie, la même ici ou ailleurs. Mais quelque chose semblait néanmoins différent. Quelque chose d'infime se distinguait de notre vie de l'autre côté. Cette petite chose restait là dans la tête comme une légère impression, comme une intuition, qui se nourrissait de notre représentation de cet endroit et de nos envies d'aventures fantastiques. Cette impression flottait dans l'air, elle se cachait partout pour peu que l'on soit apte à la sentir et qu'on la cherche bien. C'est dans l'air qu'était vraiment toute la différence. Bien que tous nos sens ne voyaient que le même partout, le nez, lui, ressentait quelque chose, quelque chose à nous inconnu. Là se trouvait peut être la vérité de ce royaume, là se cachait peut être cette force de la mer, c'était peut être dans cet air que naissait toutes ces légendes, toute ces histoires apporté par la mer. Le conflit entre ces deux sensations opposées créait un certain sentiment d'attente au fond de nous. Nous n'étions plus vraiment sur de rien. Même la chaleur en devenait toute relative. Etais-ce la chaleur qui nous faisait perler à grosse gouttes, ou juste l'impression issue de l'effet de cette chaleur sur les autochtones? Toujours est il  que nous guettions un signe pour nous mettre sur la piste de la vraie réalité de ce royaume.
Pour éponger notre soif qui allait grandissante, enfermé comme nous l'étions au beau milieu de ce port entouré de murailles, sous une chaleur écrasante, nous partîmes en quête de bières. Or là aussi, dans la bière quelque chose de différent se faisait sentir. De plus, une atmosphère étrange se dégageait des groupes de gens que l'on retrouvait dans les bars. Au fil des heures le caractère étrange de cette atmosphère ne faisait que s'amplifier, et cette sensation de différence jusque là si légère, qui traînait dans l'air, commençait ici, assis devant ma bière, à se faire plus pressante. Et les légendes et histoires folles du pays pouvaient enfin retrouver une place pour renaître dans nos têtes.
C'est à l'approche de la nuit, au crépuscule, quand nous fûmes sorti du bar que nous devînmes témoin de la métamorphose de cette cité. La ville se transformait et tout ses habitants plongeaient dans leur vrai nature se défaisant de toute fausse apparence, rangeant leur déguisement de journée, la cité des marins renaissait à la tombé de la nuit. La peur et la folie s'abattaient sur la ville enveloppant chaque chose d'un habit fantastique. C'est à cette heure que la mer rencontrait vraiment la terre et le ciel. Les bêtes sortaient de leurs trous, errant dans les rues retrouvant le temps d'une nuit leur pouvoir sur la ville. Ainsi les écureuils, les renards, les pigeons et animaux de toutes espèces croisaient notre chemin. Les ténèbres couvraient maintenant toute la ville donnant à la lumière un autre éclat et plongeant le ciel dans la mer, effaçant toute frontière. Un autre royaume émergeait.
Une épaisse brume envahissait les rues, notre vision devenait de plus en plus réduite et la peur nous tenait à chaque pas. Dans un affreux vacarme les vieux navires de guerre rentraient au port, acclamés par une foule de fantômes massée sur les quais. Le passé revenait hanter cette ville. La mer envoyait ses souvenirs, ses victimes. Elle les laissait vivre encore une fois à travers leurs histoires. Elle les envoyait, témoins de sa grandeur. Le port fut bientôt  totalement empli de ces vieux gréements qui toutes voiles dehors déversaient des hordes de marins bleus, fantômes du passé, se mouvant dans l'air à quelques centimètres du sol en poussant d'affreux gémissements. Comme chaque nuit, ils prenaient à nouveau pour quelques heures possession de ce port, qui s'était construit sur leurs mémoires. Ces morts redonnaient vie aux légendes, aux histoires fantastiques de notre imagination, ils venaient pour s'assurer de ne pas être trahis.
Nous restions à l'écart de tout cela. Nous avions bien trop peur, nous étrangers au milieu d'une telle folie. Nous les observions à distance, prêts à nous échapper à la moindre alerte. Mais cette précaution de tous les instants se révéla bientôt des plus inutiles quand sans que l'on s'en aperçoive, dans le plus grand des silences surgit derrière nous un homme qui nous attrapa tout deux par le bras. Dans l'obscurité et le brouillard il était difficile de le voir nettement  mais sa silhouette semblait des plus étrange. La force avec laquelle il nous avait saisi laissait transparaître quelque chose d'inhumain en lui. La peur nous envahit au plus profond de notre être. Et elle n'alla pas en diminuant quand, s'approchant de nous, son visage déchira la nuit d'un halo de lumière orangé d'un éclat puissant qui nous ébloui quelques secondes. Ce personnage était d'une taille démesurée, son visage était celui d'un fantôme. Sous ses longs cheveux il avait deux énormes yeux globuleux qui ne se fermaient jamais. Il avait un regard fixe, terrifiant. Apres nous avoir dévisagé, il sortit quelque chose de sa poche. Il nous fût tout d'abord impossible de distinguer ce qu'il tenait entre ses mains. Puis il nous fixa dans les yeux, et parlant dans une langue oubliée, une langue du passé, il agita ce qui nous apparaissait maintenant clairement comme un pendule. Au bout de quelques minutes de cette étrange prière il nous laissa finalement retomber sur le sol et disparu en un instant. Nous étions là par terre comme vidés de toute substance, une immense fatigue dans tout le corps, comme si la vie nous avait quitté. Etions nous aussi devenu un de ces fantômes, un de ces marins bleus? Etions nous condamné comme ces abominables spectres à ne vivre que la nuit? Cet individu venait de nous hypnotiser et ses prières antiques, comme un sort qu'il nous avait jeté, avaient changé quelque chose en nous, quelque chose que nous allions bientôt découvrir.
En effet, une fois remis de cet étrange rencontre, il nous apparu que tous les marins qui se regroupaient sur les quais, n'étaient plus là. Nous nous rendîmes compte à temps que cette masse informe qui se maintenait au dessus du sol se dirigeait vers nous. Ils grognaient, juraient, crachaient, criaient avec leurs armes à la main et leur bonne tête affreuse de pirate, de flibustier, de marin royal; enfin ils étaient tous là, toute cette ville, tout ceux qui avaient forgé sont âme se trouvaient ici réunis pour fondre sur nous. Comment avaient ils put détecter notre présence? Comment nous étions nous rendu visible? Il était maintenant clair que l'individu au pendule avait du nous faire repérer. Il nous fallait sans perdre un instant trouver assez de force pour nous enfuir.
Nous nous mîmes à courir aussi vite que nous le pouvions devant cette horde déchaînée de marins sortis tout droit de l'enfer. Une course folle s'engagea à travers l'obscurité et la brume, dans cette ville pleine de petites rues. Nous commencions à nous essouffler et à tourner en rond dans tous ces étroits quartiers inconnus, dans ce labyrinthe insensé. Notre seule chance demeurait dans les grands espaces qui longeaient la mer à l'est de la ville, après les fortifications. Là se trouvaient les seuls endroits à nous connus. D'un commun accord nous nous précipitâmes donc vers l'Est de la ville avec toujours cette masse à nos trousses.
Arrivés sur la longue promenade qui bordait la mer nous courions toujours. Une certaine distance nous séparait maintenant de nos fantômes. Nous commencions à penser pouvoir leur échapper. Le ciel s’illumina soudain d’éclairs se transformant en un brasier infernal. C’est à cet instant précis dans un bruit sourd, que nous fûmes violement projeté au sol, comme si nous avions heurté un mur invisible dans notre course folle.
Il se tenait là, dans toute sa splendeur, Horatio Nelson le manchot, amiral des fantômes, ancien illustre officier de sa majesté, en habille de parade. Il nous tenait à sa merci. Aussi à l’aise sur cette promenade que sur le pont de son HMS Victory. La peur faisait trembler chacun de nos membres. Nous étions complètement désarmé face à l’amiral fantôme et sa force démoniaque. Notre dernière heure avait sonné, nous en étions conscient. Nelson, de sa main valide dégaina son sabre et poussant un cri déchirant provenant du plus profond des entrailles de la mer, il décapita mon compagnon. Les larmes commencèrent à couler sur mon visage, j’étais pétrifié incapable du moindre mouvement. Dans quelques secondes arriverait mon tour. Il leva son sabre, et avant que ne s’abatte le coup fatal, il me fixa de ses yeux injectés de sang et me dit :
< N’oublie pas gars que je suis toujours de la partie>. Et là…
      Je me réveillai totalement abasourdi, au beau milieu d’un parc, dans une chaleur étouffante, entouré d’écureuils et de pigeons nous observant à l’abris d’une végétation verte, luxuriante et pleine de vitalité. La vie poursuivait son cours. Mon compagnon était à mes côtés, en chaire et en os, plongé dans un profond sommeil. Je repris peu à peu mes esprits. Dans ma main, un petit ventilateur vert estampillé Nelson, ainsi que mon verre décoré du même personnage.  Le spectre ne s’était pas trompé, il était encore bel et bien présent, encore maintenant. Il avait su garder un certain pouvoir, une certaine <vie>, dans ce monde ou tout est dans tout, le passé dans le présent. Dans ce monde ou toutes les différences ne sont qu’un même, et ou autre chose existe, et se doit de toujours exister. 


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04 juillet 2006

L.O.V.E.

I love you once

I love you more

when faia burn

I love you so

when they hit me, like a Jamaican tough man

when they hit me, like one of your gang

I say stop aux sourds

Cops and drunks to the tower.

Coz I love you my lulu baby

who got two eyes who make me crazy

under your skin is the world love

I love you

I love you

sweet pussy that make me happy

I wanna lick some part of your brain

your hair on my skin

pretty little babe, lulu got the riddim

throw all on your face,

you make me crazy,

you are the one babe.

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03 juillet 2006

Haine aride.

Nous étions trois. Il faisait une chaleur horrible dans ce désert. La marche devenait des plus difficile. Le sable à perte de vue sur notre gauche, à notre droite et, aussi bien devant que derriere, pas un arbre pas d'eau. D'énorme gouttes tombaient de nos visages. Nous n'avions plus qu'une seule et unique gourde pour nous trois. Nous marchions et marchions encore à travers cette immensité jaune, sans aucun reperes, sans aucune motivation, chaque heure semblable à la precedente pour finir par finalement constituer une journée entiere. Pas l'ombre d'une quelconque vie végétale ici ni non plus d'obscurité, pas de nuit à proprement parler. Le soleil régnait ici en maitre absolu et ce sans aucun répis. Nous étions ses prisonniers et l'espoir de fuite s'amenuiser chaque jour un peu plus. Mes camarades et moi perdions peu à peu toute force physique;c'est le visage creusé les traits tirés le corps tout maigre que nous continuions fatalement de nous mouvoir poussé alors uniquement par cet instinct naturelle de survie. Chaque pas plus dure que le precedent, chaque pas comme devant un mur que l'on doit pousser pour avancer.

            Notre dernier campement -n'ayant plus aucune force pour monter la tente- s'effectua sans abris, et là au milieu du cercle que nous formions tout trois assis, se tenait notre dernier fruit et notre derniere gorgée d'eau. Je sentais de la rage dans les yeux de l'un de mes compagnons tandis que ceux de l'autre laisser entrevoir le pourissement et la mort, l'abandon de toute lutte pour la survie, lui était déja en pleine descente vers la terre, sous le sable, vers la tombe et il donnait l'impression de s'y laisser glisser sans résistance. Lui ne poserait aucun probleme il nous regardait comme un témoin exterieur, un observateur externe, peut etre bien au dessus de nous son ame deja si pure dans les cieux. Mais c'était différent avec l'autre qui était lui plein de rage, la hargne sur ses levres, l'envie d'en découdre, de rentrer, l'envie de vivre tout simplement. Mais c'était sans compter sur ma hargne sur ma détermination a m'en sortir ou tout au moins à être le dernier à succomber.

            C'est pendant que je l'observais qu'il se jetta sur moi, mais avec un reflex d'une rapidité surprenante j'eus le temps de l'esquiver et de lui planter mon couteau entre les deux omoplates le laissant mort sur le coup, un affreux rictus sur le bord des levres.

Je pris nos dernieres <reserves> et partis laissant là le cadavre et le presque deja mort. Seul, l'immensité prenait encore plus d'ampleur. Trop de sable dans la tete trop de fatigue, pas assez d'eau, trop de lumiere le cerveau fondu, grillé, toute cette haine pour survivre. La faim elle aussi commencait à devenir insoutenable, l'estomacs noué je continuais d'avancer, de piétiner et finis bientôt par ramper. Et non je ne rentrerai pas, et non,  pas de survie meme pour l'assasin. La vie me quittait, allongé là au milieu de nul part aucune memoire, aucune ame alentour, pas de journalistes, aucun tort, rien, rien d'autre que la mort. Le desert se refermait sur moi.

            Et c'est là, dans mon dernier rale que je vis le sable peu à peu au lointain devenir blanc, je vis le sable se transformer en glace. Contre ma peau fuyant vers le tombeau des flocons de neige venaient glacer mon dernier soupir. L'or devint argent sous mes yeux morts. L'étendue jaune devint blanche et toute cette eau, glacée et tout ce gele qui aurait pu nous sauver, me sauver. Le ciel avait jugé, le soleil nous a enchainé à son destin, nous avons suivis jusqu'à la fin pour construire tout ce qui ne sera plus et c'est ainsi que j'expire dans ce present ou le soleil n'est plus, ou regne le gele et l'esprit du froid.

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01 juillet 2006

Antique dépendance.

Je pénétrai dans le grand salon. Celui-ci était comme tous les jeudis emplis d'une foule de notables, de courtisans et de membres du gouvernement impérial. D'épais nuages de fumé s'échappaient des groupes assis en pleine conversation, dans ces énormes fauteuils de cuirs noirs qui avait jadis contribué à alimenter la renommé de ce club. La lumière,  des lustres finement décorés, transperçait ces nuages gris pour venir s'éclater contre les tapisseries brodées, faisant ressortir tous le charme à la fois apaisant et étouffant de ce rouge de cadmium, pourpre bleuté. C'est dans cette ambiance chaude, chaleureuse et pleine de bruits que m'avait introduit un ami il y a quelques années de cela. C'est sans doute ici que se décidait une partie non négligeable des affaires de l'empire. En effet bien que l'empereur ne daigne jamais apparaître ici en personne, tous ses plus proches collaborateurs et conseillers étaient présent à la majeure partie des séances du club.

            Aujourd'hui j'étais venu seul, chose qui n'était pas dans mes habitudes. Je me frayai un chemin parmi la foule pour enfin moi aussi avoir l'honneur de me poser dans ces extraordinaires fauteuils. Un soupir de soulagement s'échappa involontairement, quand enfin assis je me rendis compte que cette journée était belle et bien fini et que je pouvais enfin consacrer mon temps à un peu de distraction. Première étape, commander un petit verre, et comme à mon habitude je choisis du champagne....mais non, a ma grande surprise quand le serveur apparus, inconscient et tout naturellement je commandai du vin (du français) rouge. Apres quelques instants de réflexions sur l'étrangeté de ce qui venait de se passer le verre arriva et c'était bien du vin rouge, je remerci le serveur et me dis que j'allais quand même apprécier ce verre. Toute la pression de la journée retombait j'étais dans un état de fatigue étrange a la limite de la transe, un petit cigare ne pouvait me faire de mal. Tout en buvant et fumant je pensais à des myriades de choses inspirés à mon esprit soit par le décor, soit par les gens dont certains ne manquaient pas de venir me saluer.

            Ce n'est qu'après quelques minutes et avec le bruit qui s'amplifiait autour de moi que je réalisai bientôt que quelque chose se passait. Il était entré, je me relevais pour moi aussi être le témoin de sa souveraine présence, je vis les gens s'écarter sur son passage formant une sorte de haie d'honneur à ce fameux personnage, craint de tous (de l'empereur lui même). Je le suivait du regard et le vit finalement venir s'asseoir sur son siège attitré dans le coin juste à côté de moi, son fauteuil tournant le dos à tout le salon. Son arrivée glaça le sang à plus d'une personne dans cette salle. Et moi qui m'étais assis ici sans même me rendre compte de la présence de ce funeste siège juste à mes côtés. Une fois qu'il fût assis chacun retourna à ses occupations mais non sans une certaine crainte peut être dû à une simple paranoïa ou peut être justement fondé.

            Je n'avais de cesse de retourner la tête vers cet éminence mais je ne voyais finalement que le dos de son fauteuil de cuir, au dessus duquel s'élevait un nuage blanc. Je parvins tout de même à distinguer le document qu'il parcourait depuis un petit moment. Mais pouvant noter sa présence j'étais incapable d'en déterminer la nature. Le document en question était en effet rempli de signes semblables à des hiéroglyphes mais qui n'en étaient pas, et dont l'organisation semblait très mystérieuse. Mon voisin cependant paraissait très interessé dans sa lecture. Il semblait plongé dans une intense réflexion et il me parvenais même à certain moment de petits soupirs que je pris pour des mots, j'en déduisait donc qu'il se parlait sûrement a lui même.

            La soirée se poursuivis sans que rien de notable ne se produisit, les verres défilaient sur ma table (du vin rouge encore) et je continuais à fumer ces fameux cigares cubains. Je m'aprétai donc a partir comme la soirée se finissait, je tirai la dernière bouffée de mon cigare et bû ma dernière gorgée de vin puis me levai, je remarquai la présence d'une enveloppe sur le sol comme coincé sous le siège de mon voisin. Que faire? Un certain sentiment de peur s'empara de moi sentiment de faible intensité mais dont la présence me faisait douter quand à l'action à choisir. Je choisis finalement de me baisser pour ramasser l'enveloppe et la lui remettre en prenant bien soin de ne pas regarder son visage. L'enveloppe en main, je m'approchais de son fauteuil et là à ma grande surprise, il n'y avait plus personne il avait disparus. Comment? Où? Quand? Moi juste à côté je n'avais rien vu. Quelle étrange situation.

            Je me retrouvais là au beau milieu du salon avec entre mes mains cette enveloppe maudite. D'abord je pensai à cet homme et à son départ non remarqué je me souciai peu de l'enveloppe, savoir qu'elle lui appartenai me terrifiait déjà bien assez. Je sortis le plus discrètement possible du club m'assurant de ne pas être suivis, tout mon être et mes sens emprunt à une crise aigue de paranoïa. Cette lettre représentait une menace pour moi, comme si du simple fait de la toucher et de la posséder j'étais devenu un ennemi public, un résistant. L'idée de la remettre aux services de sécurité intérieure de l'empereur m'avait effleuré l'esprit. Mais il me faut avouer que réflexion faite des soupçons énormes se seraient abattus sur moi et la mort aurait très bien pu clore cette affaire. Je décidais donc de la conserver pour le moment.

            Dans le taxi qui me ramenait chez moi je pris l'air le plus naturel possible même si mon esprit lui ne pouvait se détacher de cette enveloppe. Une fois arrivé, j'enlevai mon manteau, m'assis bien confortablement posai cette enveloppe noire sur la table, je me servis un verre cette fois du whisky et restais là, immobile,  fixant cette lettre au plus profond d'elle même. Qu'allais je en faire, la rendre était maintenant exclu, deux possibilités s'offraient donc encore à moi: soit la brûler, la faire disparaître, ou bien autre alternative, je pouvais très bien l'ouvrir. Je réfléchissais et réfléchissais encore tournant toute les possibilités dans ma tête. Je me sentais observé, espionné même. L'ouvrir était une tentation forte, ainsi j'entrerai dans la machine du pouvoir peut être y avait il beaucoup à apprendre à l'intérieur mais peut être fallait il mieux restait ignorant pour ne pas mourir. Le choix fut difficile.

            Ce n'est qu'après quelques heures et dans une tension terrible que je l'ouvris. Mes mains tremblaient comme celles d'un coupable pris en flagrant délit. A ma grande surprise, l'enveloppe ne contenait que quelque pages qui se trouvaient être celle que mon voisins parcourait au club. Toujours ces mêmes signes très étranges sur ces pages, j'essayai de les lire. Soudain une douleur me saisit, une pointe me transperçait la tête, je ne sentais plus mes mains, mes pieds et bientôt plus rien du tout. Mes yeux sur ces signes, pleins de ces signes dans ma tête, beaucoup trop. L'obscurité s'intensifiait, je tombai sur le sol, un dernier flot de salive coulant de ma bouche je perdais connaissance.

            On appris quelques jours plus tard la disparition de cet homme ainsi que du plus proche collaborateur de l'empereur.

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